Odile de Changy

La lingerie qui donne envie de marcher en se tenant droite tout en tortillant des fesses

Passer devant la boutique Odile de Changy, ça fait l’effet d’un mirage (enfin j’imagine). Les quelques ensembles exposés en vitrine sont tellement parfaits qu’on ose à peine y croire. Croire que c’est une vraie boutique (déjà). Croire que ces beautés vont être aussi jolies sur nous. Croire enfin que cela peut entrer dans notre budget. Budget de fête certes, mais budget quand même. Et pourtant, même si ces merveilles représentent un petit luxe, tout est vrai.

Douceur, sobriété et romantisme

Ce sont les 3 mots qui qualifient à mon sens le mieux la lingerie d’Odile. Que ce soit dans le choix des couleurs, des dentelles (qui caressent la peau)(les victimes de peaux ultra sensibles apprécieront l’utilité de cette parenthèse), des soies, tout est infiniment délicat, féminin et raffiné. Il n’y a rien qui heurte le regard, c’est une lingerie harmonieuse, qu’on a limite envie de porter sans rien mettre par-dessus tellement c’est beau. Enfin presque hein.
 

Et le pompon, c’est que quelle que soit notre morphologie, on trouve a priori notre bonheur. Les poitrines de Jane s’orienteront vers les petits triangles en soie ou dentelle, tandis que celles à la Monica Bellucci iront naturellement plus vers les balconnets pigeonnants. Et pour celles qui oseront, il y a des bustiers, des bodies à tomber, et des CULOTTES.

Le cas particulier de la culotte

Car la culotte chez Odile de Changy, c’est quelque chose. Elle fait bien sûr (et très bien) la culotte que toutes les paires de fesses nées après 1960 connaissent mais aussi celles qu’on avait davantage l’habitude de voir sur nos grand-mères. Voire nos arrières grand-mères. Ce côté rétro est totalement assumé par Odile, c’était même l’esprit qu’elle souhaitait donner à sa marque, hommage à ses grand-mères justement, qui comme elle le dit, n’avaient à l’époque « que leur féminité comme pouvoir » et qui donc mettaient le paquet. Et figurez-vous qu’en essayant, contre toute attente, ça donne une telle allure à notre cambrure qu’il est difficile de résister !

Un savoir-faire exigeant qu’il faut chouchouter

La perfection de ces petits bijoux s’explique aussi par la qualité des tissus choisis par Odile et le savoir-faire des petites mains qui les ont confectionnés. Comme elle me l’explique, la lingerie, c’est un savoir-faire très exigeant car les dessous doivent tomber parfaitement, épouser sans pli une poitrine à la forme pourtant variable d’une femme à l’autre. Tout cela en étant un minimum robuste malgré la délicatesse des matières utilisées. Et cela est d’autant plus difficile à accomplir que chaque tissu va glisser à sa manière sous la machine à coudre.  Il est donc indispensable d’avoir été patiemment formé à la couture de ces tissus de qualité, impraticables donc pour les petites mains asiatiques, à qui ce savoir-faire n’a pas été transmis.

C’est pour cette raison qu’Odile achète ses tissus et produit ses collections en France. Elle fait ainsi confiance aux famous Atelières, coopérative composée d’une trentaine de couturières, licenciées par Lejaby entre 2010 et 2012. Ces femmes là, soucieuses de ne pas voir leur métier disparaître, ont fait le pari de revoir intégralement leur façon de travailler. Recomposer leurs tâches alors que jusqu’à présent, le taylorisme leur imposait à l’inverse une décomposition maximale de celles-ci. Cette réorganisation était indispensable pour pouvoir notamment produire en petites quantités – quelques centaines de pièces – et permettent ainsi à des petites créatrices comme Odile d’exister, là où un atelier classique n’accepterait de commandes qu’à partir de 15 000 pièces. Bref, je trouve leur histoire passionnante, ces femmes mériteraient un billet rien que pour elles. Si jamais vous avez quelques minutes devant vous, allez voir leur site, il est super bien foutu.

Tout cela a bien sûr un prix. Comptez en moyenne 150 euros pour un soutien-gorge et 80 euros pour une culotte (pas de panique, Odile de Changy fait aussi des soldes). Mais pour celles (et ceux!) qui ont la chance de pouvoir se l’offrir, votre sex-appeal vous en sera éternellement reconnaissant je vous en fais le serment.

Odile, bravo et merci ;-)

 
Odile de Changy, 6 rue du Pont aux Choux, 75003 Paris.Ouvert du Mardi au Samedi de 14h à 19h30

 

 
 
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